Les Amants est un tableau très connu de René Magritte, célèbre pour ses illusions d’optique. Mais il semble avoir une connotation particulière ; si le thème du linceul est présent, c’est sans doute parce que sa mère s’est suicidée par noyade lorsqu’il était adolescent, et qu’il l’a retrouvée flottante, le visage recouvert par sa chemise de nuit.

Tout le monde sait que pendant l’assassinat de César, le fils de sa maîtresse, Brutus, était lui aussi de la partie. C’est même lui qui lui a administré le 23ème coup fatal. La légende veut que César, dans un dernier soupir, ait susurré “Tu quoque, mi fili” -“toi aussi, mon fils”- (la formule latine est célèbre, mais il l’aurait en fait dit en grec “καὶ σὺ τέκνον”)… et bien, cette légende serait fausse ! Elle serait une invention de l’historien Suétone, dans sa biographie Vie des douze Césars, publiée entre 119 et 122.

Le thème de la coïncidence était fort apprécié des surréalistes. En 1918, Apollinaire meurt des suites de ses blessures (éclat d’obus dans la tempe puis trépanation en 1916). Le peintre Chirico le peint avec les signes de la trépanation… 4 ans auparavant. Il n’en fallait pas plus pour que les surréalistes l’érigent en “maître de la prémonition”.